211 - Les quatre piliers sur lesquels l'Univers et l'Humanité reposent

L'avantage de notre temps est que l'homme peut difficilement se . cristalliser dans ses vieilles images intimes. 

L'émotivité, dans tous les domaines, occupe l'homme, et l'arrache de temps à autre à sa commodité, à son confort. 

Rien n'est plus abrutissant que le confort et l'aise, dans la vie journalière, dans la religion, dans l'art. 

Car advient alors, une situation de cristallisation sur l'homme, état que l'on voit dans son regard, que l'on entend dans ses paroles, et que l'on aperçoit dans ses intérêts. 

Les jours se succèdent en une file monotone, et amènent finalement la vieillesse, comme un dépérissement biologique sans esprit. 

Dans ce confort, le travail, la religion, la famille, l'argent et les hobby prennent une place importante - Ce sont les images connues qui complètent le tout. 

Une atteinte à ce train-train mortel est souvent subit comme une profanation; Il s'ensuit une rupture dans la sécurité-apparente; de la lumière tombe sur cet ennui grisâtre, et y apporte de la couleur. 

La couleur attire le regard: les différentes compositions des couleurs transmettent une image à l'œil, et relie l'homme à une pensée, car les couleurs sont des témoignages d'émotions et d'idées.  

Il y a des personnes qui transforment leurs pensées en couleurs - certaines pensent "blanc-noir", d'autres ne forment que des idées grises. 

Le confort, le train-train, la cristallisation dans de vieilles idées, font de l'homme un moineau gris, et il n'est certainement pas venu sur cette terre pour cela. 

Personne n'est placé au milieu de cette kermesse-mondiale pour devenir une forme indéfinissable, juste assez bonne pour être piétinée par ceux qui créent un spectre dominant de couleurs, dans le penser, les émotions et les actions. 

La lumière du soleil donne aux couleurs leur expression, leur énergie Vitale, leur joie intérieure, la passion pour des buts ou des intérêts, et font de l'homme une personnalité colorée, et tous ceux qui possèdent une couleur, subjuguent ceux qui sont incolores: ils sont, pour ainsi dire, l'énergie, la lumière du soleil qui manque à ces derniers.  

Quand on dit d'une personne: elle est incolore, - cela signifie que l'on aperçoit aucune émotionnalité en elle. Etre flegmatique, est quelque chose de tout à fait différent de l'Immobilité-élevée dont parlent les doctrines spirituelles. 

Flegmatique est l'homme qui craint de s'offrir à un but; l'homme qui est fortement égocentrique, est en général incolore, il refuse d'entrer en interaction avec le monde extérieur, avec un champ de vibrations magnétiques qui pourraient le traîner hors de sa suffisance. 

De nombreux groupes connaissent cette conception de vie d'être trop satisfait de soi-même, ce par quoi ils perdent leur couleur.  

C'est un état auquel chaque homme du groupe collabore, parce qu'il ne veut pas anéantir ce manque de couleur.  

La terre et l'humanité sont cependant formées de couleurs; la lumière du soleil éveille la terre à la vie, et offre ses couleurs qui la stimulent à l'harmonie, et l'éveille à de nombreux intérêts. 

Dès que les couleurs naturelles n'ont plus la puissance d'absorber l'homme, celui-ci est déjà sur le chemin qui conduit vers l'incolore, la commodité, la mort spirituelle.  

Le chemin de l'homme-spirituel cherchant se meut à travers le monde des couleurs, jusque dans le domaine informel dans lequel les couleurs deviennent la Lumière-même. 

Comme créature futile dans l'univers gigantesque, l'homme est lié aux lois des vibrations de la nature. et il est tout à fait dépendant de ce qui se joue dans cette nature. 

L'homme repose sur un fondement quadruple, tout comme la nature qui l'entoure; tout ce qui se révèle être sur la base du quatre dans la matière, est un fondement pour la suite du développement, et donne de la fermeté à une élévation plus grande. 

Dans la nature, nous connaissons les quatre éléments: la terre, l'air, l'eau et le feu. Ces quatre éléments que l'homme possède dans sa stature éthérique, de même que dans son organisme, son corps matériel, son aura éthérigue, son corps du penser et son corps émotionnel, sont: l'unité avec laquelle l'homme s'exprime, et ils se matérialisent dans l'organisme par le squelette, le sang, la chair, et les muscles, le système nerveux.  

Il y a dans la nature quatre règnes naturels: le règne de l'homme, le règne animal, le règne végétal et le règne minéral, qui forment ensemble la nature visible.  

Mais ces quatre règnes sont à leur tour à subdiviser en quatre formes, de révélation: les animaux des airs, les animaux des eaux, les animaux des feux, et les animaux de la terre, par exemple.  

Il en est de même avec les plantes, les minéraux et les hommes. 

Les quatre éléments travaillent dans tous les règnes de la nature et les rangent d'après leur espèce. 

Les couleurs s'y joignent et donnent au feu son éclat rouge, à la terre, son infinie variété de verts, aux eaux, les teintes bleues, et aux airs, les couleurs du jaune au blanc. 

Les trois couleurs du spectre: rouge, jaune et bleu, sont entourées par le noir foncé et le blanc clair. 

Les quatre éléments forment le fondement de la nature, mais les cinq éléments forment la nature, plus sa liaison avec ce qui est supra-naturel.  

L'homme spirituellement en mouvement, élargit son fondement naturel avec un cinquième élément: l'éther. 

Et l'éther cherche une alliance avec la nature, au moyen de l'eau et des airs. 

Le noir et le blanc ne sont pas des couleurs, dit l'homme - non! pas dans la signification directe du mot, mais le noir et le blanc sont des éléments qualitatifs pour la naissance de la couleur, pour la vivification de la nature, pour la réception de la lumière.  

Le noir est la couleur du secret, du mystère, de la croissance intérieure. Lorsque l'on appelle le noir, la couleur de la mort, ce n'est pas inexact, parce que la mort est le mystère antérieur à la renaissance dans une autre sphère de vie, dans laquelle les couleurs arrivent de nouveau à une expression. 

Le noir n'est pas la couleur de l'obscurité, seul, l'homme incolore pense cela, parce qu'il manque de la richesse des couleurs intérieures pour pouvoir lever le voile du noir. 

L'homme vraiment vivant, qui est en mouvement en lui-même, ne' craint pas la nuit, ni dans sa vie, ni comme une période de repos. 

Il passe la nuit à veiller, dans le sens le plus ample du mot. 

On dit: le noir est la couleur de Saturne; Et bien, Saturne est dans toutes les doctrines ésotériques le porteur du puissant secret spirituel de la transmutation intérieure, la transfiguration. 

Le noir est la mère des couleurs, le blanc est leur père. 

Le noir est le commencement de toutes les choses, dans la nature et dans l'Esprit. 

Le blanc est la fin de toutes les choses dans la nature et dans l'Esprit. 

Entre ces deux, se trouve la révélation de la nature, l'homme, la vie et le monde, dans toutes ses expressions.  

Les quatre éléments gardent cette phase intermédiaire en équilibre: du sein de la terre naît le vert, la fertilité, qui dispose l'homme à la joie et à l'espérance. 

Quand le soleil brille sur l'eau, celle-ci reçoit une variété de couleurs bleues, gris argenté, vertes, et ceci donne aussi à l'homme de la joie. 

La couleur rouge-jaune du feu console l'homme et lui apporte la confiance.  

Et l'espace des airs, dans lequel la lumière diffuse sa flamme dorée, donne à l'homme un sentiment d'espace, de délivrance. 

Les quatre éléments, s'ils gardent leur forme d'expression naturelle, et s'ils ne sont pas développés à l'excès, placent l'homme sur un fondement harmonieux. 

Ils lui donnent la sécurité, la chaleur, la pureté et la liberté. 

Une attaque de ces quatre éléments naturels, qu'importe par quoi, est en môme temps une attaque de l'équilibre humain, naturel et spirituel. 

Si les eaux perdent leur pureté, elles seront pour l'homme comme une impression désagréable; elles ne le tireront plus hors de sa problématique, de sa sphère de penser parfois souillée, hors de sa tension. 

Quand la terre perd sa fertilité et que les récoltes vertes disparaissent, l'homme perd sa certitude, sa confiance; il devient alors agité. 

Si le feu ne peut plus être éveillé, et s'il ne peut plus être présent en intention dans la matière, l'homme doit alors succomber, dépérir par un manque d'énergie, de chaleur du corps. .

Si les airs se condensent par la souillure, par le trouble de leur équilibre chimique, l'homme étouffera, son penser sera freiné, ses émotions seront réfléchies sur lui, et il deviendra gravement malade. 

Les éléments de base de la nature sont un maillon indispensable dans l'existence humaine.  

Dans l'homme, les quatre Piliers: squelette, sang, chair et système nerveux, forment également son existence. 

Le système nerveux est sa respiration intérieure, il forme l'air par lequel il se charge; le sang est comme l'eau qui pénètre tous les organes, et sa chair est comme le feu dans lequel l'énergie et la chaleur des autres éléments sont rassemblées. 

Les psychologues savent qu'un touché corporel apporte de la chaleur, pas seulement sensorielle, mais surtout psychique. 

Un organe malade manque de réchauffement de l'un de ces éléments;  il transmet par cela son manque à la conscience de l'homme, et celui-ci y réagit par son témoignage dans son penser, ses sentiments et ses actions. 

Le fondement quadruple de l'homme et de la nature est une existence absolue pour devenir un homme digne, et les couleurs qui y sont liées sont indispensables pour porter cet homme, cette créature, vers une expression de vie. 

Une soi-disant existence-de-vie grise, donne à l'homme un inassouvissement, il a la sensation qu'il lui manque quelque chose, ou qu'il ne satisfait pas à certaines conditions; il manque de l'interaction entre les éléments de base et leurs couleurs. 

De tels hommes essaient de colorer leur existence, en s'entourant d'objets chatoyants; ce dont l'homme manque intérieurement, il le cherche toujours à l'extérieur.  

La couleur est synonyme de vie, de mouvement. 

Apporter de la couleur dans notre vie signifie toujours faire quelque chose par quoi la diversité des couleurs sera rafraîchie. 

Les couleurs vives sont fatigantes pour l'homme vif et spirituellement actif. 

L'homme spirituellement éteint peut cependant par cela être réanimé, à condition qu'il ne soit pas question de maladie.  

La spiritualité est généralement vue comme quelque chose d'incolore; la religion est souvent la cause que l'homme devient incolore, il est grisâtre dans son rayonnement; on trouve cela cependant aussi dans la science; la science dogmatique décolore l'homme. 

C'est justement ceux qui ont besoin d'une vie intérieure, d'un réconfort, de courage et de joie, qui doivent commencer à chercher et à restaurer le fondement quadruple dans la nature et en eux-mêmes. 

Un homme qui se renferme dans une vie désintéressée et incolore, perd ses couleurs fondamentales, perd sa sécurité spirituelle, son activité, sa liberté de penser et sa chaleur intérieure. 

Il se cristallise! 

La littérature, les leçons, les conversations sont des méthodes d'assistance pour rafraîchir sa propre couleur, à condition qu'il y ait un échange; la lumière éveille la couleur dans la nature; la lumière de l'homme, sous-entendu l'énergie, la force-de-vie, le rayonnement magnétique, rendent les couleurs humaines vivantes, et font de l'homme une part-de-vie dans la nature. 

Seules les créations vivantes sont comptées. 

Seuls ceux qui rayonnent cette couleur, cette vibration, cette forme du fondement de la création, seront remarqués par le cinquième élément: l'éther. 

Tout ce que l'homme ne sait pas remarquer et observer avec ses sens, matériels, est composé de forces, de formes et de sons éthériques. 

Toutes les couleurs ont leurs doubles éthériques, toute l'humanité a des effigies éthériques qui l'accompagnent partout.  

Aussitôt que l'homme s'intéresse aux choses cachées derrière les formes visibles, il se lie en pensées avec la sphère éthérique: le cinquième élément, qui, en réalité, prédomine sur le fondement quadruple naturel. 

La nature, l'homme matériel, toutes les formes d'émotivité religieuses, sociales et politiques trouvent leur première origine dans l'éther. 

Celui qui vit bêtement pour l'argent et pour les biens, poux le manger, la boisson et pour être gai, se fige dans le fondement quadruple, il se construit une prison, fermée hermétiquement, et il peut s'y sentir à l'aise ou bien mal à l'aise, mais il n'y échappera jamais; l'homme qui se meut hors de son fondement naturel, doit avant tout s'être assuré de l'harmonie de son fondement naturel; il doit s'être trouvé, et savoir qu'il fait partie d'une création accordée sur lui.  

Se tenant sur cette sécurité, il peut se mouvoir vers le dehors, son jeu fondamental et harmonieux de couleurs peut petit à petit se déplacer vers le Blanc Intense de la Lumière la plus élevée; l'homme se meut le long des voies de l'arc-en-ciel, vers la Source qui établit cet arc-en-ciel. 

La commodité, l'indifférence, le train-train, la suffisance, l'ennui de vivre, signifient que l'homme est tombé de sa voûte céleste, et qu'il est de retour vers le noir, la terre de naissance des couleurs. 

Il va donc retourner au lieu d'aller en avant et en haut; il devient peureux envers la couleur noire et se sent très attiré vers le blanc, qui, inconsciemment lui représente une victoire, une domination de la vie. 

Les hommes qui vivent spirituellement écoutent ce que les couleurs ont à leur dire, ils écoutent les quatre éléments et ils mettent leur ouïe intérieure à l'écoute du cinquième élément, parce que la cohérence de cette couleur et des transferts-d'éléments leur donnent une pénétration d'esprit du mystère. 

Il est compréhensible que la nature, comme instrument médiateur temporaire, ait à raconter un message à l'homme, elle doit tendre la clef à l'homme qui poursuit fiévreusement les choses spirituelles.  L'homme qui vit vraiment spirituellement, va pour cela s'arrêter pour écouter le mot-clef ou le mot du maître perdu, comme les légendes le mentionnent, et qui se trouve autour de l'homme, mais aussi en lui. 

Ceux qui vivent vraiment spirituellement, vont être approchés par l'Esprit; ils ne sont pas grisâtres et ils ne se cristallisent pas, parce que chaque, heure et chaque minute apporte avec elle une révélation; c'est leur interaction intensive avec leur But qui les tient vivants à ce point, et ce But se déplace. 

Il se meut vers le Haut et Il les tirent ainsi avec lui, le long de leur arc-en-ciel, vers un Pays dans lequel les sons, les couleurs et les formes sont incorporées dans l'Unité du Blanc Eblouissant; un Blanc que l'on ne trouve pas sur cette terre, parce que le blanc terrestre ne possède, en réalité, pas de couleur, il est sans vie. 

Le Blanc qui rassemble l'arc-en-ciel est intensivement vivant, il reproduit les sept couleurs et il peut pour cela devenir comme un spectre puissant, dans lequel toutes les couleurs produisent leur propre vibration. 

C'est pourquoi, soyez sur votre qui-vive, homme intéressé spirituellement! 

Ne vous figez pas dans vos idées, ne vous enfoncez pas dans votre. propre suffisance; ne vous cristallisez pas dans la commodité inoffensive; mais marchez au-dehors, colorez-vous vous mêmes, percez ce nuage grisâtre dans lequel vous étouffez et devenez étincelant: un arc-en-ciel merveilleux, qui vous donne, aussi bien qu'à votre prochain, un nouvel espoir et du Bon Courage, et surtout, qui vous offre la Lumière qui fait la base de toute la vie.  

VOYEZ! 

Mettez-vous en interaction avec ce Tout, autour de vous, et soyez conscient qu'il n'existe pas de plus grand prodige et merveille que l'homme-même, dans lequel la nature et l'Esprit se rencontrent. 

Révélez le mystère: Homme, et découvrez la Vérité et la Beauté imposante que ce Mystère a à vous raconter.  

Car-il est tout réservé pour vous, Fils de la Lumière, pourquoi iriez-vous donc vous retirer dans l'ignorance et l'oubli grisâtre? 

Quittez votre prison, Promeneur, le long du Firmament et dirigez votre regard vers les Cieux, d'où vous êtes un jour tombé! 

Là, conduisez votre chemin!   

©1977-2015 Henk et Mia Leene